Vous vous dites : suis-je trop intelligent pour être heureux ?

Je suis brillant. Je réussis dans tous les domaines, et pourtant … ?

Je ressens toujours une insatisfaction. Il y a toujours un nouveau désir à assouvir.

Je ressens une tristesse latente.

Je perçois des petites joies, mais pas de vrai bonheur… Quelque fois, je me dis que je suis en train de passer à coté de ma vie.

Je me rappelle la dernière fois où j’ai été heureux…

Quels étaient les ingrédients de ces joyeux moments :

  • Y avait-il de l’insouciance ?
  • Y avait-il plus de richesse, plus de confort ?
  • Y avait-il les mêmes choses qui me font courir aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je ne sais plus très bien ce qui me fait vibrer !

Il est urgent de comprendre ce qui se passe dans ma vie, où vais-je ? Pourquoi ?

Et si j’appliquais un raisonnement mathématique au bonheur … ?

Supposons que le bonheur soit une addition de sentiments, chacun multiplié/pondéré par un coefficient « k ».

Bonheur = k1 x (Joie) + k2 x (Tranquillité) + k3 x (Sécurité) + k4 x (Amour) + k5 x (Santé / Vitalité)

Ou,

Bonheur = k x (Sentiment de Richesse) Dans ce cas « Richesse » étant pris comme une

globalité c'est-à-dire englobant la santé, le matériel,

la culture, mais aussi la diversité des possibilités qui

s’offrent à nous, …etc…

Voila un bon postulat de départ, … seulement il y a un hic… Pourquoi nous, peuple riche et civilisé, avons-nous plus de mal à être heureux ?

Pourquoi dit-on que « l’argent ne fais pas le bonheur » ?

Lors de l’émission de Frédéric Lopez sur le Bonheur, un graphique m’a marqué … Il s’agissait de comparer des moyennes de bonheur relevées pour trois groupes de personnes :

  • un groupe de personnes sans soucis
  • un groupe de personnes portant un lourd handicap
  • un groupe de personnes ayant gagné des sommes très importantes (Loto, Euro million..etc).

Les premiers, « les gens normaux », sont en moyenne les plus heureux :

Les seconds, « des personnes portant un handicap lourd », se définissent comme assez heureux.

Enfin les derniers, « les gagnants du Loto », sont de loin ceux qui se disent être les plus malheureux.

On peut en conclure que le dicton: « l’argent ne fait pas le Bonheur » se vérifie ici. Mais si on va plus loin nous nous apercevons que l’accumulation de plaisir, d’argent et de biens matériels, n’entraine pas le bonheur…

Il y a donc quelque chose qui vient se soustraire à cette addition et qui vient la réduire dans de grandes proportions (Un million d’Euro ce n’est quand même pas une paille).

Les Mathématiques du bonheur - Gérard Pons

Dans ce cas, le bonheur ne serait il pas la différence entre ce qu’Aznavour a appelé "mes Amours » et « mes emmerdes » :

Bonheur = k1 x (somme de plaisir – somme de problèmes) + k2 x (Sécurité - Risques) + k3 x (sentiment d’être aimé - sentiment d’être haï) + k4 x (Sentiment de construire et d’avancer - Sentiment de faire du surplace ou de régresser).

C’est aussi une très bonne piste !

Mais que faisons nous des gens qui se définissent comme heureux, alors qu’ils sont victimes d’un lourd handicap…Cette formule n’est donc pas acceptable.

Une autre équation existe et prend en compte à la fois ce « bonheur des pauvres » et à la fois le bonheur de ceux qui sont heureux malgré de fortes « emmerdes »… c’est une formule qui est d’ailleurs beaucoup plus simple, car elle consiste simplement à relativiser ce que nous avons, par rapport à ce que nous voulons.

Bonheur = Ce que j’ai / Ce que je veux

Voila une formule qui fonctionne dans tous les cas cités ci dessus. On peut être heureux même si on a PEU à condition que ce PEU remplisse ce que nous attendons de la vie.

C’est une très belle formule que nous devrions prendre le temps d’appliquer à l’envers de temps en temps…

C'est-à-dire : Je veux être heureux,

Ce que je possède aujourd’hui est une constante,

Donc je me réjouis de ne vouloir pas plus que ce que je possède à l’instant.

Et si j’essayais de vouloir encore moins ? Serais-je encore plus heureux ?

Bonheur, joie, amour

Certains disent que ça marche !...

Certains disent que de donner leur procure plus de bonheur que de recevoir.

Certains comme mère Térésa, font de leur vie un don. Mais ce n’est pas toujours facile.

Je connais aussi d’éternels insatisfaits, qui veulent toujours plus pour pouvoir donner. Mais cela ne les rend pas forcément heureux.

D’une manière générale tout ce qui n’est pas naturel et spontané ne va pas créer le bonheur. La sagesse orientale préconise le juste milieu. Je crois que nous reviendrons plus tard sur ce point.

Vouloir mettre en équation le sentiment de bonheur est un cheminement intéressant qui ouvre la voie, alimente et structure notre réflexion. Mais un sentiment est bien plus complexe, nous sommes sur du vivant et qui dit vivant dit adaptation permanente à tout type de situation, tout type de problématiques et tout type de milieu.

Lorsque j’étais en Inde j’ai croisé une lépreuse. Cette personne faisait la manche. Elle n’avait plus de mains, et plus de pieds, ses extrémités étaient rongées par la maladie. Elle marchait sur ses talons et n’avait plus que deux pinces à la place des mains. Je n’ai pas pu m’approcher et j’ai changé de trottoir pour ne pas croiser sa route. Mais ce qui m’a le plus surpris et que je garde au fond de mon cœur aujourd’hui, c’est le visage de cette femme qui souriait. Un visage radieux, un vrai bonheur… ? Pour quelle raison avait-elle un tel visage ?...

Quelqu’un lui avait donné une Roupie… 33 centimes de franc, ce qui ferait aujourd’hui 5 centimes d’euro.

Cette histoire, vécue, résume à elle seule beaucoup de chose. Elle nous questionne sur notre manière de voir la vie.

Dans ce pays, j’ai aussi croisé beaucoup de gens 1000 fois plus pauvres que moi. Et pourtant, ne m’ont-ils pas eux aussi communiqué un message de vie, une certaine joie.

A la recherche du bonheur ??

Un sage Chinois dit que les personnes que nous croisons, aussi pouilleux soient-ils, sont autant de Bouddhas pour nous guider dans la vie, et pour nous la faire expérimenter autrement.

Le bonheur ne serait pas tout simplement la différence entre nos envies et ce que nous obtenons de la vie ?

A cette étape de notre raisonnement, nous pouvons nous poser la question suivante :

Nous souhaitons tous gagner au loto (ou simplement avoir plus d’argent). Alors, pourquoi, des gens qui gagnent ce à quoi ils rêvent, n’accèdent pas au bonheur ?

Pourquoi basculent-ils dans une catégorie qui se dit moins heureuse ?

Le bonheur ne serait-il pas plus simplement l’image inverse de notre Égo ? Plus on a, plus on veut… Plus on veut, plus on est malheureux.

Notre vie nous conditionne, notre vie change notre vision des choses… Plus nous avons, plus notre besoin d’avoir grandit… Certains disent que notre Égo enfle, et qu’il s’auto alimente…

Qu’est-ce que l’Égo ?

Tout d’abord c’est nous, c’est notre unicité, notre force qui nous rend un individu capable de libre arbitre. L’Égo est une très belle énergie qu’il convient d’accueillir et de respecter … mais voilà, un égo sans son contre pouvoir, sans limite, a vite fait de prendre le pouvoir de notre mental et de nous raconter tout un tas d’histoires qui finalement nous guident vers le malheur.

Ce n’est pas l’Égo en lui-même qui pose problème, lui est là pour nous permettre d’exister en tant qu’être. L’Ego c’est notre fierté d’être homme… et il faut la respecter car elle est source de bonheur cette fierté si elle est correctement cultivée. L’Ego devient une plaie lorsqu’il commence à se raconter des histoires… Lorsque nous commençons à croire à ce que notre mental nous raconte.

Et que dit-il ce mental ? Tout d’abord il compare… ensuite il fait des suppositions, et ensuite il tourne en boucle… Et il nous transforme doucement en un gentil Caliméro (C’est vraiment trop injuste),

Personne ne m’aime…C’est Vraiment trop injuste C'est vraiment trop injuste -personne ne m'aime !

Nous reviendrons plus loin au mental et à l’Ego, un chapitre complet y sera consacré.

La pyramide des besoins :

A la base de cette pyramide nous trouvons les besoin vitaux, tels que : manger, boire, respirer.

Pour être heureux, le premier conseil est de ne pas négliger ces points car bien manger,

bien boire et savoir respirer correctement n’est pas à la portée de tous.

Ensuite se trouvent des besoins d’hygiène, de soins, pouvoir se soigner et entretenir son corps.

Lorsque nous remontons cette pyramide, nous trouvons le besoin d’exister, d’être reconnus.

Le besoin de trouver un sens à sa vie.

Plus loin nous trouvons le besoin de spiritualité.

Prendre le temps, de temps en temps, de faire le ménage dans nos habitudes (alimentaires, et d’hygiène), dans l’espace dans lequel nous vivons et dans la manière dont nous consommons notre temps, est aussi important.

Rechercher le bonheur doit se faire aussi dans cet ordre. D’abord la base de la pyramide, ensuite le reste… Il ne sert à rien de vouloir atteindre une très grande spiritualité si notre corps n’est pas en paix avec son environnement.

Pourquoi les peuples primitifs ont-ils l’air plus heureux que nous ?

L’insouciance et le bonheur sont ils liés ?

Le bonheur est souvent associé à une image du passé, à l’enfance, à des choses simples.

Une grande différence entre nos modes de vie, et celui de ces peuples, vient essentiellement de notre rapport à la nature.

L’intelligence

Notre intelligence nous a permis d’envisager la vie différemment, de nous protéger des intempéries, de mieux manger, de moins être attaché à des taches de survie...

Elle nous permet de développer de nouvelles aptitudes, de découvrir d’autres espaces, et beaucoup de belles choses.

Pratique du Qi Gong et du Taï Chi à Grenoble, St Egreve et Seyssinet.

Mais comme pour les gens subitement trop riches, l’intelligence nous crée une sorte de fuite en avant… et des besoin de toujours plus…

La nature

Lorsque nous parcourons les galeries d’arts, nous nous rendons compte que les images les plus heureuses et les plus paisibles, ont souvent un lien avec la nature. Le meilleur endroit pour se ressourcer, pour recharger ses batteries… c’est la nature.

Si vous travaillez dans le monde médical, si vous êtes confronté à la souffrance, et si vous sentez que vos force déclinent à cause de votre travail, seules les bonnes énergies de la natures peuvent vous nettoyer et vous ressourcer.

Pourquoi le rire calme-t-il nos douleurs ?

Des chercheurs britanniques ont mis en exergue l'influence du rire sur la perception de la douleur. Selon eux, rire régulièrement détourne l'attention de la douleur, améliore la souplesse musculaire et abaisse la pression artérielle. Ainsi, un quart d'heure de « vrai » rire augmenterait notre seuil de tolérance à la douleur de 10 %.

(Cette information m’a été envoyée par ma mutuelle de Santé Novalis)

La présence de personnes heureuse

Attention : Le bonheur est contagieux ! Si vous voulez rester de bons Caliméros fuyez les personnes heureuses elles peuvent vous contaminer…

Savoir lacher

Le Bonheur tout simple - être ensemble(A venir)

Donner

(A venir)

Histoire des Bouddhas du pélerinage

(A venir)

Lettre adressée par Balthazar Bodules-Jules aux jeunes Drogués de Saint-Joseph :

…inventez-vous des dieux qui vous laissent libres, des rêves qui vous élèvent, des peurs qui enseignent l’exigence, des peuples et des amis qui vous donnent l’exemple et le courage, parlez aux fleurs, aux rivières et aux vents comme si c’était vous-mêmes, regardez les hommes comme de petits soleils, ayez des émotions et des admirations, laissez-vous emporter par la bonté et le désir d’offrir, aimez ce qui est vivant qui rit, qui pleure, qui chante et chantez avec, ne soyez pas tendre avec votre corps, soyez bienveillant avec tout le monde, ne vous apitoyez jamais sur vous-mêmes, prenez la douleur comme un signe de vie, les ennuis comme l’écume de l’action, les larmes ne servent qu’à nettoyer les yeux et utilisez-les pour dégager votre cœur, dites-vous que personne ne peut rien pour vous, que personne n’est la cause de vos manques et souffrances, que vous êtes seul à décider si vous êtes du manger pour la mort ou manger pour la vie, créez-vous une richesse qui n’a rien à voir avec les biens de ce monde, faites battre votre cœur et votre esprit, aimez la solitude comme on va vers les autres, conservez le silence comme on prend la parole, tombez quand il le faut mais ne restez jamais à terre, changez tous les jours et restez ce que vous êtes dans ce changement qui va, cherchez chaque jour quelque chose à apprécier, quelque chose à célébrer, quelque chose à construire, là où il n’y a pas d’hommes soyez des hommes, là où il y a des hommes soyez des frères, là où il y a des frères soyez des pairs, soyez dans rien pour être dans tout, là où l’on prie écoutez ce qui monte, là où on ne prie pas voyez ce qui se fait, là où on aime aimez plus que tout le monde, là où on n’aime pas chérissez la beauté, gardez un œil sur vous, un œil qui doit vous trouver beau ! Faites de manière impeccable ce que vous pouvez faire, et ça vous le pouvez !… Et, je vous le dis, sacrés morpions : la mort n’aime pas ces manières-là !…

→ Extrait de « Biblique des Derniers gestes » – Editions Gallimard.

La Bulle de Bonheur, c'est à Grenoble, à proximité de St Martin d'Hères, La Tronche, Corenc, Meylan, Gières, Seyssin, Seyssinet, Fontaine, Saint-Égrève, Fontanil, Échirolles, Claix. Plan d'accès.

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