« Heureux contre toute attente » Olivier Bouyssi

Dans cette page je souhaite vous présenter Olivier Bouyssi, qui est un être exceptionnel et dont l’histoire ne peut laisser personne indifférent. Voici quelques bribes de son parcours et des messages qu’il souhaite transmettre.

Olivier est actuellement concentré sur l’écriture de son livre. Il souhaite partager son expérience avec le plus grand nombre de personne dans le but d’aider.

Inutile de dire que ce témoignage donne également un sens, à ces longues années de combats.. Le nom du livre !!
« Heureux contre toute attente »


L’histoire

Olivier - Heureux contre toute attente

Il y a maintenant 24 ans, foudroyé par un grave accident de moto, je découvre les hôpitaux, deux années de convalescence et une contamination VIH par transfusion sanguine. A cette époque, il s’agissait d’une condamnation à mort dans d’atroces souffrances.
Les traitements étant alors insoutenables, je fis l’autruche et pris la décision de réaliser un rêve qui était de partir vivre dans les Caraïbes,
trois années durant, j’ai logiquement épuisé, en toute insouciance mon système immunitaire, pour me retrouver environs huit /neuf mois après être rentré en métropole, soit pratiquement six années après mon accident, rongé, en proie à toute une séries d’infections opportunistes.
Il est important de préciser qu’à la fois consciemment et inconsciemment,, j’ai accumulé durant cette période de la force, de l’amour de la vie et des autres et j’ai surtout appris à mieux me comprendre.

La deuxième phase de mon combat a ainsi commencée avec des pronostiques en coulisses très pessimistes. S’en suivi des années de luttes acharnées entre l’hôpital et la maison, sans défenses aucunes, bourré d’antibiotiques et de traitements horribles vis à vis desquels mon virus est resté résistant plus de douze ans. J’ai participé à plusieurs protocole d’essais médicamenteux, subi des effets secondaires inimaginables. Pour faire court,, en plus de mon épuisement et d’un grand nombre de graves complications, trois cancers, trois crises cardiaques et des séquelles omniprésentes.

Aujourd’hui, mon parcours représente in- fine une réaction en chaîne de pathologies aussi terribles qu’implacables, le passage entre les mains d’un énorme spectre de médecins spécialisés, de longues années d’hospitalisations avec d’innombrables chirurgies, des pics de souffrances physiques et psychologiques modifiant sans cesse son échelle de références de 1 à 10, de plus longues années encore, immobilisé, handicapé, épuisé et naturellement de longue années, des que les conditions le permettaient, de convalescence et de reconstruction …
plus 24 ans de combats ….

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Le bonheur est notre grande quête, en particulier quand on part de plus loin, avec un ou des handicaps, de la pression.

Accueillir la maladie, se mettre dans l’axe pour la gérer, transformer ses habitudes, gérer son environnement humain ou vis versa si l’on est un proche, être un patient n’est pas aisé et j’ai trop vu de gens effondrés se croyant impuissants aller vers une issue fatale sans avoir réellement dit leurs derniers mots, sans s’être battus !!!
Qu’elle philosophie de vie prépare ou peu faire avancer un être que la vie et la médecine destine selon toute logique à une souffrance chronique ou une fin inéluctable à court terme.
Comment passer du statut de bien portant dans une société occidentale, ou la compétition, l’économie et l’image sont reines, avec un inconscient collectif qui tendrait à naïvement croire que la santé et le confort sont considérés comme un du, au statut de patient ou malade avec toute la pression psychologique, physique et les changements de priorités que cela implique ?
Comment aller chercher la force, l’espoir, l’amour de la vie .. et ne pas se soumettre …
Comment mieux se comprendre…
Finalement, qu’est ce que la vie, la maladie, la souffrance,

Je me souviens d’une réplique pleine de sens dans un film qui disait

« la vie, c’est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi ou va tomber ».

C’est tellement vrai, …….

Je surveille mes quatre compteurs !!!

  • La Peur
  • La haine
  • Le sentiment d’infériorité
  • Le sentiment de culpabilité

Voici quatre têtes de séries de voies d’eau qui peuvent faire des ravages à bord ...
Aucun de ces sentiments ne doit se retrouver en zone rouge !! Ce qui implique un travail de surveillance et de maintenance (soit être à son écoute et se pencher sur son fonctionnement et la Vie) ..son équilibre en dépend..

Les handicaps, la douleur, n’ont que l’importance qu’on leur donne..

Pour en avoir accumulé un certain nombre, je confirme que les problèmes, les handicaps, la douleur, n’ont que l’importance qu’on leur donne..Tout peut être relativisé et réduit à sa plus simple expression,
il faut impérativement modifier le prisme par lequel nous percevons la vie .. et mieux comprendre l’ensemble incluant son propre rôle …

Les solutions passent impérativement par la prise de conscience de son existence et de son potentiel intérieur..
il est toujours temps de progresser, de se corriger, de se remettre en question ;; nous pouvons évoquer de nombreuses techniques
La peur, l’angoisse, les pensées négatives n’apportent rien, le fait de se positionner face aux
problèmes, de faire des efforts pour les relativiser, est le bon cap !!

Comprendre l’importance de son état mental

Comprendre l’importance de l’harmonie avec soi même, avec son âme, …
le travail conjoint de votre esprit (habité par la patience, l’espérance, la confiance et la certitude) et de votre corps (sensible à toutes vos pulsions nerveuses et prolongement du travail de votre subconscient que l’on aura soi même négativement ou positivement programmé)
L’occasion de faire le point sur nos désirs fondamentaux, notre instinct, notre philosophie ou pensée, nos envies..et de prendre toujours un meilleur cap !!
La tempête, la maladie ou la souffrance, nous obligent à nous confronter à nous même, et sont nécessaires à la connaissance de soi pour permettre d’aller chercher les insoupçonnables ressources et forces qui nous animent..
De multiples moyens sont à notre disposition …..

C'est vraiment trop injuste -personne ne m'aime ! Calimero

Il faut se dire que ce sont bien souvent nos attitudes, nos réactions plus que nos aptitudes qui feront la différence au final..

Etre de croyance religieuse ou pas n’a aucune importance finalement, l’important est d’avoir foi en la vie, de croire en soi, en son future, en sa mission sur cette terre !! Chaque pensée positive est une prière, chaque exploits réalisés comme la traversée du Pacifique à la rame ou faire un marathon par jour pendant un an, par exemple, sont autant de sermon et de louanges en l’homme et en ses capacités..
Chaque coin ou l’on se sent bien peut être une église.
Avec le temps, si l’on est sincère avec soi même, on devient ce que l’on pense et l’on attire ce qu’on attend..
Sa capacité au compromis, à endurer, a se battre, à vaincre n’est certainement pas le fruit du hasard ou de la chance, mais un acte de volonté, un choix délibéré pour lequel il faut se donner des moyens …il est important de devenir réellement ami avec soi, de passer du temps avec soi et de se comprendre..
Chez nous en occident, nous mettons trop de conditions au bien être ou au bonheur en occultant toute une foule de chose que la prise de conscience de la vie via la maladie libère plus facilement pour notre plus grand bien. (si on joue le jeu)
J’ai remarqué, qu’il y a toujours des effets secondaires ou collatéraux positifs à toutes problématiques.
Pour ma part, je recueille à présent systématiquement des avantages à tous mes problèmes

Tout est question de relativité et de point de vue.

J’ai mille moyens concrets d’être bien au quotidien et mille autre à ma disposition pour me détruire, il faut bien identifier les pensées négatives pour mieux les canaliser et ne pas en être victime,
le bien être ou le bonheur, trouvent leurs origines dans notre esprit..
Les frontières du possible sont comme l’horizon, elles reculent au fur et à mesure que nous avançons..
Je trouve également logique, chaque soir avant de dormir, de se détendre, respirer, faire un point sur la situation..
Tirer les enseignements, faire le bilan et le cumul de tous les instants de joies ou de bien être capturés sciemment, se projeter des images de soi positives (les chinois disent qu’une image vaut mille mots) et se conditionner au bien être, en s’endormant, moment le plus propice pour donner du grain à moudre à notre subconscient, le Boss, qui se fera un plaisir d’œuvrer pendant notre sommeil.

D’autre part, les autres servent de miroirs, et refléteront votre image. J’ai toujours présenté mes problèmes avec sourires, confiance en l’avenir, en les minimisant au point d’en être profondément convaincu moi même. Les gens ont moins peur, ce qui offre en retour plus de spontanéité, des bras ouverts, plus de respect et de l’énergie positive en quantité..
Une spirale constructive est clairement lancée. Le regard des autres stimule pour ne pas se laisser aller, je suggère presque un peu de narcissisme, en prenant encore plus soins de son image, de son sourire pour mieux compenser les affres de la santé.
En ne se plaignant pas, je pense que la souffrance s’inscrit moins profondément en nous, et se compense rapidement par des rires ou de beaux projets. .Elle est temporaire, comme tout le reste, et très bien prise en charge...

Puis… On vous dit, que vous soulagez sans le savoir beaucoup de monde !

Contribuer à faire accepter le concept de la maladie autour de soi et dans notre société est l’un de notre rôle, car c’est nous, les patients qui la représentons comme effrayante ou navigable …
Jusqu’au moment ou l’on vous dit, que vous soulagez sans le savoir beaucoup de monde autour de vous, car ils relativisent leurs maux, et vous le rendent bien par leur présences, leurs soutient, leurs sourires …vous êtres encore plus soulagés vous-même et ainsi de suite … la spirale positive entraîne et nourrit toujours et encore..
En milieu hospitalier, idem, avoir confiance et aimer toute la chaîne de personnes dont le métier est de vous soigner est important, ils ne sont pas la pour nous punir mais pour nous aider... il faut les aider à nous soigner !!
Ils seront toujours professionnels mais d’être un patient attachant, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, souriant un minimum pendant sa lutte, incitera d’autant plus de gens à se mettrent en synergie avec vous pour vous prodiguer les meilleurs soins ..
mini Fotolia 26841088 XS Que d’exemples d’attitudes positives
Travailler sur le concept de l’émetteur (message haut et clair) et du récepteur (toutes conversations importantes ou pesantes nécessite un moment, un environnement, d’être ouvert) .

Une fois de plus, la chaleur humaine, la sympathie, la main tendue, ne sont pas dues sous prétexte que …, elles se suscitent, se cultivent, s’échange et font parties sans aucun doute des éléments de sa réussite. C’est l’occasion de mieux se tourner vers les autres, riches en forces et en amour..

Les effets pervers de la guérison

Puis, il existe aussi les effets pervers de la guérison ou de la rémission, qui induisent sournoisement et fréquemment d’autre combats encore très douloureux paradoxalement …

Pendant une terrible tempête ou une guerre, il ne me semble pas que l’on ai le temps de tomber en dépression nerveuse. L’engagement est total, il n’y à théoriquement moins de place aux états d’âmes..

Un patient qui sort victorieux de sa lutte, va avoir d’autres combats à livrer..

Celui d’éloigner la peur de la récidive.
De rechanger de vie et de rythme à nouveau, avec de nouveaux objectifs, lâchés dans la nature, seul, après avoir été pris en charge un certain temps par de grosses plateformes médicales affairées autour de vous.
Celui de se refaire une place dans la société, professionnellement, relationnelle, n’inspirant plus la même confiance ou plutôt la même fiabilité.
Celui de rencontrer des difficultés pour monter un projet avec l’aide d’un prêt, par exemple, les organismes bancaires ou les assurances s’appuyant sur les antécédents médicaux pour signifier des refus ou des conditions discriminatoires ..
Une séparation affective car le conjoint n’aurai pas supporté

Les raisons de bien tenir sa barre sont encore multiples, et de baisser la garde à ce moment la pourrait être néfaste.
Aujourd’hui est un nouveau cap vers le reste de ma vie, tout reste à faire, le meilleur m’attend..

Voici ma porteuse, aider à se comprendre et surtout transmettre du courage car si l’on décide de se battre, il devient possible de l’emporter sur les pronostics …..de gagner. C’est un choix !!!

Voila pourquoi je m’associe à Gérard pour développer ce projet, car notre propre éveil est la clé de toute réussite et cette « BULLE » en devenir va contribuer à rapprocher les biens portants ou pas, de leurs cœurs
et de celui des autres.

Quelques citations :

« L’homme le devient, quand le combat commence en lui »
Robert Browning

« On ne peut atteindre l’aube, sinon par le sentier de la nuit »
Khalil Gibran

« Il y a deux manières de répandre la lumière…
être la lampe qui l’émet, ou le miroir qui la reflète. »
Lin Yutang

« La vie, pour être supportable, doit être intensément vécue. »
Giovanni Papini

Dans la vie comme en mer, restons humble, il n’y à pas d’injustices ou de punitions, seulement des épreuves ou des tempêtes que nous devons accepter et traverser, comme tout bon marin qui se respecte.

Merci à toi Gérard de me donner l’occasion via ton sillage et « la bulle » de communiquer sur ces questions essentielles et merci à vous tous pour votre intérêt et votre rayonnement lié à ces sujets.
Portez vous bien et bonne future réunion….
à très bientôt
Olivier

La Bulle de Bonheur, c'est à Grenoble, à proximité de St Martin d'Hères, La Tronche, Corenc, Meylan, Gières, Seyssin, Seyssinet, Fontaine, Saint-Égrève, Fontanil, Échirolles, Claix. Plan d'accès.

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